Liberee, delivree......

 Le débat de midi de France Inter est aujourd'hui consacré à l'entreprise libérée.  C'est un mouvement qui connait de l'engouement en France ces dernières années: rendre les salariés de l'entreprise heureux au travail pour obtenir de meilleurs résultats. Attention! "Ce n'est pas en mettant un babyfoot et des canapés roses que l'on va amener plus de bonheur au sein d'une organisation". Les maîtres mots sont Autonomie, Respect des personnes et Développement de la personne. 

Une émission a écouter et (ré)écouter sans modération sur France Inter #LedébatdeMidi et surtout, une belle occasion de vous parler de notre coopérative libérée et de la façon dont nous souhaitons travailler.

Coopérative collaboration entreprise libérée Le Coocon
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Alors ne confondons pas entreprise libérée et entreprise heureuse. Ce n'est pas le monde des bisounours dont on parle mais bien de gestion des ressources humaines et de management. Dépassé Taylor et sa division verticale du travail, place à Getz, Zobrist et Frédéric Laloux (dont son livre Reinventing Organization est devenu ma Bible). 

On parle de bonheur mais par là il faut entendre qualité de vie au travail. Selon une étude réalisée par génération Cobaye portant sur la génération X et Y, 89% des jeunes pensent que le bonheur ou bien-être au travail est plus important que la rémunération et même 78% que de gravir des échelons. C'est précisément mon cas.

La démarche entamée par l'entreprise ne peut pas être un outil de communication ou une vulgaire recherche du profit. "Elle doit être authentique" selon Laurent Ledoux, invité de l'émission de France Inter. Il est nécessaire d'avoir une vision commune au sein de l'organisation, de donner un sens à son travail et d'avoir un projet que l'on co-construit avec les salariés.

Il s'agit d'une inversion fondamentale de la manière dont on gère une entreprise. Libérer une entreprise consiste à donner de l'autonomie à ses collaborateurs et bousculer la hiérarchie.

 

"La notion de chef n'a plus de sens" - Laurent Ledoux

Plus de hiérarchie, ne signifie pas plus de manager mais ce dernier devient une fonction support plutôt qu'autoritaire. Gilles Vernier, autre invité, explique que le manager "n'est plus là pour dicter des ordres à d'autres mais les aider à faire leur travail", on parle de "manager ressource".  Et me voilà donc dans le rôle de "Cheaf hapiness producer" qui me va comme un gant!

Toujours selon Gilles Vernier, que je rejoins, avoir des salariés épanouis crée de l'engagement et donc de la performance pour l'entreprise. Clients comme collaborateurs, tout le monde y trouve son compte. Car créer un espace où les gens peuvent prendre des initiatives et ont le droit à l'erreur, crée plus de richesses pour l'entreprise qui sont ensuite partagées avec les salariés. C'est le principe même de la coopérative. C'est pour quoi nous avons fait le choix de la coopération bien que le fait d'être une coopérative ne garantit pas d'être une entreprise libérée.

 

"Faire pour les gens, sans les gens, c'est faire contre les gens" - Proverbe berbère

Autre intervenante du jour,  Géraldine Dupré, impressario du Bonheur au travail et membre de la Fabrique Spinoza, évoque les trois piliers qui sont aussi les nôtres:

Confiance, Bienveillance et Reconnaissance

 

Comme Laurent Ledoux, je suis convaincue des propos de Gilles Vernier à propos du principe de Peter, selon lequel chaque individu a un potentiel donné et ne peut évoluer au dessus d'un certain plafond. "Si l'entreprise sait en créer les conditions, chacun a en lui les ressources pour crever ce plafond".

 

Collaboration partage, initiavtive le coocon
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L'exemple inspirant de Buurtzorg

Dans l'émission, Laurent Ledoux cite l'entreprise néerlandaise Buurtzorg qui m'a également beaucoup inspiré. Il s'agit d'une. organisation d'infirmières de rues qui dispensent des soins à domicile. Buurtzorg recherche avant tout la qualité de la prise en charge de ses patients. 

Chaque équipe d'infirmières est composée d'une dizaine de personne. Il n'y a plus de chef à proprement parler, ni personne pour leur imposer des plannings: elles sont autonomes. 

La réussite de l'entreprise est fulgurante, elle est passée de 10 salariés à sa création à 7000 en 6 ans, sans parler de la "fantastique réussite financière".

 


Mais en plus de salariées "enthousiastes" qui ont élu Buurtzorg "Employeur de l'année" pour la deuxième fois consécutive en 2012, il faut aussi s'intéresser aux spectaculaires résultats médicaux (selon une étude Ernst&Young): 

- les patients restent moitié moins longtemps en soin,

- 40% de diminution du temps de soin en aidant les patients à redevenir autonome (tout en prenant le temps de discuter et de boire un café)

- admissions aux urgences de leur patient diminuées d'un tiers et le séjour moyen à l'hopital est plus court

- et surtout 2 milliards d'euros d'économies par an pour la sécurité sociale des Pays-bas.

Je conclurai en citant encore Frédéric Laloux, dans  Reinventing organizaations: "Chaque fois qu'un patient et une infirmière se rencontrent au sein d'une relation de bienveillance des êtres humains, un petit miracle se produit. Buurtzorg a trouvé la recette qui permet à ce miracle de se produire à très grande échelle, jour après jour."

 

Et si nous aussi on faisait des miracles?

Elodie TRUTEAU


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Commentaires: 1
  • #1

    Clarysse lucie (jeudi, 20 juillet 2017)

    Vous allez faire des miracles c'est certain ! Que de bonnes valeurs et un projet joli et intelligent ! Ça ne peut que marcher !

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